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La santé, qu’est-ce que c’est ? Fasciathérapie et rapport à la santé.

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Fasciathérapie et rapport à la santé

 Le salut quotidien « Comment vas-tu ? » témoigne de l’intérêt que nous portons tous à notre santé. Mais de quoi parle-t-on exactement lorsque nous évoquons la santé et quel rapport entretenons-nous avec notre propre santé ?

Dès 1945, la protection sociale s’est organisée autour de l’idée que la santé se définissait comme la non-maladie et que le corps était une machine que la science médicale et sa technologie pouvait guérir. Ce concept biomédical s’est imposé à nous au point d’attendre du système médical les solutions à nos problèmes de santé, créant de la sorte une dépendance du soigné vis à vis du soignant, ainsi qu’un éloignement vis à vis de notre rapport à la santé.

 Or, aujourd’hui, l’augmentation des maladies chroniques et des décès prématurés atteste de l’importance des comportements des personnes dans leur environnement et de leurs modes de vie dans le rapport qu’ils entretiennent avec leur santé.

Pour y remédier, la promotion de la santé et son volet d’éducation à la santé, en se situant en amont de la maladie, se donne pour objectif de responsabiliser et d’autonomiser les personnes dans leur processus de santé en tentant d’agir sur les comportements quotidiens nuisibles à la santé.

De ce fait, la santé n’est plus considérée comme la non-maladie mais comme la possibilité de se réaliser dans la vie dans un état de bien-être et d’épanouissement dans son environnement.  Il s’agit à présent d’éviter de tomber malade en prenant soin de soi.

Les professionnels de santé ont du s’adapter et se former pour répondre à cette nouvelle demande de santé publique. L’action thérapeutique doit se doubler aujourd’hui d’une action éducative pour apprendre à chacun à mieux prendre en charge sa santé.

La fasciathérapie s’inscrit parfaitement dans ce cadre d’éducation à la santé, répondant aux exigences de la politique de santé publique. Elle propose à la fois une thérapie curative et éducative, centrée sur la personne, qui favorise, par un apprentissage perceptif corporel, la relation au corps, à soi et à sa santé.

Car, se percevoir en conscience dans le ressenti de son corps permet de se découvrir tel que l’on est et d’apprendre de soi et de sa vie. Les informations délivrées par l’éprouvé corporel, durant l’expérience du soin, apportent un éclairage nouveau et enrichissant sur soi et ses habitudes de vie, venant enrichir les repères identitaires existants, et parfois objectivant des comportements préjudiciables à la santé.

Il y a là une dimension existentielle car se percevoir, c’est se sentir exister, ce qui représente un enjeu humain, social, économique, politique et éthique pour l’individu et la société.

L’identification et la validation de cette nouvelle identité de soi conduit à reconsidérer ses modes de vie et les rapports à son corps, à soi, à sa santé et au monde dans un goût de soi renouvelé. Elle s’inscrit donc dans la dynamique de l’éducation à la santé en agissant sur les comportements des individus.

De plus, la fasciathérapie, en modifiant le rapport à la santé par sa dimension éducative et formatrice de la santé, témoigne que ce rapport est éducable, qu’il passe par la responsabilisation de chacun, et que l’éducation à la santé constitue une voie de passage pour infléchir les comportements mais aussi les représentations de la santé.

Thierry Duval, kinésithérapeute, fasciathérapeute, titulaire d’un master 2 en psychopégagogie perceptive (Université Fernando Pessoa)

Thierry DUVAL <chiasmes@gmail.com>

Pour en savoir plus www.cerap.org

 

 

 

 

 

 

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