L’histoire d’un patient atteint d’une maladie de Parkinson…

L’histoire d’un patient atteint d’une maladie de Parkinson.

 

Le patient, monsieur R est un homme de 56 ans qui se présente comme ceci :

“Y a-t-il une vie après le travail?”

Quelque peu interloqué, je lui demande de m’expliquer:

“J’étais propriétaire d’une hôtellerie de plein air au bord de la côte atlantique et je travaillais jusqu’à 80 heures par semaine durant la saison. En dehors de la saison, les réparations et les préparatifs me prenaient toues les journées de l’année. Puis, le diagnostic tombe comme un couperet… Parkinson….”Sur Internet, la description est sans appel, je suis condamné à la déchéance!!!!

Maintenant, je vis pour moi!!! Je fais du sport: vélo, randonné à pied et en vélo, Kitesurf, yoga, etc…Et je vais bien, mais j’ai besoin d’être accompagné dans cette démarche pour m’occuper de moi, ce que je n’ai jamais fait.

Je vois  monsieur R depuis quelques séances de fasciathérapie (3) et le mieux être est évident pour lui:

” Je me sens plus libre dans mon thorax, je respire mieux. Je fais plus attention à mes perceptions et à mon corps qu’avant ! Les discussions que nous avons me permettent de mettre un objectif dans ma vie.

 Le rythme des séances est fixé dès le début du traitement : trois séances rapprochées suivies d’une séance par mois, sauf si le besoin de monsieur R lui fait me demander des séances supplémentaires. En tout état de cause, c’est lui qui gère le rythme.

Le traitement en lui-même consiste lors des trois premières séances en de la thérapie manuelle. Lors des séances suivantes, je lui ai dit que nous commencerions le travail en gestuelle en utilisant le mouvement codifié comme support de son gain d’autonomie dans son rapport au mouvement.

Le travail sur ces pathologies à long terme est soutenu par une patience dans le temps qui donne au patient le moyen de s’occuper de lui-même et de faire le nécessaire pour conserver le plus possible ses performances physiques et psychologiques. Durant ces séances, nous travaillons le rapport que met le patient à ses sensations et à la perception lui-même. Cela lui permet de mieux se respecter dans ses moments de fatigue.

Chacun a un objectif dans sa vie et la pathologie est peut-être là pour aider à ce que l’engagement dans cet objectif soit révélé ou tout simplement amplifié.

Marc Laloux, kinésithérapeute, fasciathérapeute formateur.

Une pensée sur “L’histoire d’un patient atteint d’une maladie de Parkinson…

  • 16 août 2015 à 22 h 58 min
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    merci d’avance de bien vouloir m’inscrire sur à votre newsletter.

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